Traitements

Votre traitement prendra en compte différents critères :

  • Les facteurs de risque locaux : l’obésité, des facteurs mécaniques (ex : fracture, mauvaise position des articulations…), l’activité physique très intensive,
  • Les facteurs de risque généraux : l’âge, la co-morbidité (c’est-à-dire de la présence d’autres troubles ou d’autres pathologies), la polymédication (c’est-à-dire de la prise de plusieurs médicaments),
  • Le niveau de la douleur et de la gêne fonctionnelle,
  • Les signes d’inflammation (épanchement),
  • La localisation et l’importance des lésions structurales.

La prise en charge de votre pathologie associe des traitements médicamenteux et des mesures d’hygiène de vie.

Traitements par voie orale

Le paracétamol est le traitement de 1ère intention. La posologie recommandée quotidienne pour un adulte (sans contre-indication) est comprise entre 3g et 4g. Il peut être poursuivi au long cours s’il est efficace.


Bon à savoir ATTENTION aux effets des ANTALGIQUES !
Votre médecin peut vous prescrire des antalgiques pour calmer vos douleurs, mais ces médicaments ne guérissent pas l’arthrose. La douleur de l’arthrose fait parti d’un mécanisme de défense. Et même en dehors des poussées douloureuses, il faut continuer à limiter les efforts sur l’articulation concernée.

  • Si les antalgiques ne suffisent pas, les anti-inflammatoires pourront être recommandés afin de diminuer l’inflammation et par conséquent la douleur. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont particulièrement utilisés en cas de poussée avec augmentation des douleurs et gonflement du genou, cependant il existe de nombreuses contre-indications à leur prescription, et certaines précautions seront à prendre en cas de problèmes stomacaux et intestinaux. C’est pourquoi l’avis de votre médecin est indispensable.
  • Les anti-arthrosiques d’action lente sont spécifiques de l’arthrose, Ils sont recommandés par l’Association Européenne de rhumatologie (EULAR) dans le traitement de l’arthrose du genou, de la hanche et de la main et sont généralement bien tolérés mais il peut y avoir dans de rares cas des réactions d’intolérance ou d’allergies. Ils peuvent être associés ou non aux antalgiques ou aux anti-inflammatoires, il s’agit notamment de la glucosamine et de la chondroïtine sulfate. Les anti-arthrosiques d’action lente ont un effet rémanent, c’est-à-dire qu’il persiste après la prise, c’est pourquoi ils peuvent être pris en cure 2 à 3 fois par an.

Traitements locaux

  • L’application locale de pommades anti-inflammatoires permet une action ciblée et rapide pour réduire l’inflammation et soulager la douleur.
  • En cas de poussée inflammatoire, et surtout s’il y a un épanchement, votre rhumatologue pourra effectuer une ponction du liquide synovial, puis réaliser une injection intra-articulaire de corticoïde d’action prolongée. Attention, les corticoïdes, même en injection locales, peuvent avoir les mêmes contre-indications que les corticoïdes par voie générale (infections, allergies, ulcères…). Demandez l’avis de votre médecin.
  • Un autre traitement local existe, il s’agit de la viscosupplémentation à base d’acide hyaluronique. L’acide hyaluronique est une substance naturellement présente dans votre corps, et normalement sécrétée par la membrane synoviale afin de protéger vos articulations. Cette substance a pour propriété de rendre le cartilage plus élastique. La viscosupplémentation en acide hyaluronique peut contribuer à diminuer la douleur et à améliorer la gêne fonctionnelle. De plus, les injections d’acide hyaluroniques sont en général très bien tolérées.


Bon à savoir Au cours de l’arthrose, la concentration et la qualité d’acide hyaluronique au sein du liquide synovial diminue. La viscosupplémentation permet d’augmenter la concentration d’acide hyaluronique dans vos articulations, pour une bonne lubrification et un meilleur fonctionnement articulaire.

Prothèse

Selon la localisation de l’arthrose et l’avancement de la maladie, votre médecin pourra vous adresser à un chirurgien orthopédiste qui sera en mesure de vous proposer une intervention chirurgicale si besoin. Le plus souvent il s’agit de l’implantation d’une prothèse.

Suite à cette opération, des séances de rééducation vous permettront de retrouver toute la fonctionnalité de votre articulation. La durée de vie moyenne d’une prothèse est de 15 à 20 ans selon le type de prothèse et sa localisation. La chirurgie intervient généralement en dernier recours.

Article publié le 5 novembre 2010 (modifié le 5 juillet 2011)

Source : Ouvrage « L’arthrose : de la clinique au traitement », Dr. Baron, Ed Med Com

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