Douleur, gène fonctionnelle et atteinte articulaire : quels liens ?

Maladie extrêmement handicapante, la gonarthrose s’exprime par des douleurs et une gène articulaire. Pour confirmer le diagnostic, les médecins demandent la réalisation de clichés radiologiques pour visualiser l’ampleur du pincement articulaire (qui correspond à la diminution et à la destruction du cartilage), la présence d’ostéophytes (qui sont des excroissances osseuses), et la nécrose de l’os sous-jacent. Ces phénomènes visibles uniquement à la radiographie permettent surtout de suivre l’évolution de l’arthrose.

Cependant, il n’existe pas de relation directe entre l’importance des lésions vues sur les clichés radiographiques et la douleur ressentie. Or, il serait intéressant pour les médecins de pouvoir relier un niveau de gène fonctionnelle, ou une douleur à un niveau d’atteinte articulaire radiologiquement visible. A partir de là, ils pourraient mieux juger de l’atteinte de la qualité de vie du sujet concerné par l’arthrose.

Plus de 2000 sujets arthrosiques ont participé à une étude évaluant la corrélation entre la diminution de l’espace interarticulaire, le développement d’ostéophytes et les symptômes de l’arthrose à type de douleur et de gène fonctionnelle. Malheureusement, les résultats ne montrent toujours pas de concordance entre ces différents paramètres. L’ampleur du pincement articulaire ou la présence d’ostéophytes ne signifient donc pas que le patient a une arthrose plus douloureuse.

Article publié le 24 février 2012 (modifié le 24 février 2012)

Source : Arthritis Rheum 2011

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